Ville Socialistes, villes UMP, même combat pour les mosquées.

Publié le 20 Février 2014

Dans un précedent article nous vous disions les petits arrangements entre la municipalité de Puteaux et "l'association cultuel islamique" de notre ville.

1000€ par mois charges comprises et forfaitaire. Ce qui fait un loyer à 1,23 € le m2 charges comprises, soit bien moins cher qu'un loyer payé par l'un de nos retraités dans un immeuble HLM. Pour un loyer de 450€ par exemple pour un 3 pièces de 50m2, c'est du 9€ le m2 sans les charges comme l'électricité par exemple.

Puteaux Bleu Marine

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Une deuxième mosquée à Villejuif : «Coptes-Musulmans : la cohabitation déjà tendue» titre Le Parisien dans son édition du Val-de-Marne, le 8 février 2014.

(Voir aussi les articles précédents parus dans Riposte Laïque dont liens ci-dessous en (2).

Quand c’est finit, ça recommence. Allah est patient. Surtout quand il est aidé par une commune et un département socialo-communiste.

Le 6 février dernier, au conseil municipal de Villejuif (94) et pour la deuxième fois, a été votée la construction de la 2ème mosquée de la ville.

Cela fait pourtant plus de six ans que les riverains, entre autres, dont les Coptes tous proches voisins du lieu de culte en question, résistent face à ce projet.

Il y avait foule dans la salle de réunion de ce dernier conseil. De plus en plus de Villejuifois mécontents, réunis à présent en associations pour la plupart, étaient présents avec motivation et pancartes à l’appui. Mais rien n’y fait face à cette dictature que madame le maire Cordillot et camarades imposent sans vergogne et par tous les moyens depuis des années. Il faut dire que les adjoints communistes et socialistes sont majoritaires, alors tout passe aux conseils.

Revenons six ans en arrière et années qui suivent très rapidement.

Après moult péripéties, un retrait de projet puis un deuxième qui obtiendra un permis de construire sera mis de côté, ou plutôt mis en attente… La mosquée et extensions à cette époque était accolées à l’église copte.

L’emplacement du monument culturel-CULTUEL a à présent été déplacé… de quelques mètres, mais tous les ingrédients sont là : proximité de l’église copte, bien en vue sur la D7, sur le passage de plusieurs lignes d’autobus, entre deux stations de métro, Louis Aragon et Paul Vaillant-Couturier et elle sera encore mieux desservie grâce à l’ouverture récente de la ligne de tramway à ce même arrêt Louis Aragon. Elle serait prévue pour desservir le Val de Bièvre (1). Nous n’omettrons pas de re-préciser qu’au moins une autre mosquée est pourtant déjà dressée à Villejuif et que chaque ville comprise dans la Val de Bièvre est pourvue de lieux cultuels musulmans.

Belle tête de gondole que cet édifice qui sauf tremblement de terre ou autres catastrophes naturelles trônera là pendant des siècles et, en se référant aux représentations déjà données, le monument devrait apparaître de façon bien plus imposante que l’église copte et même que l’église catholique, située elle dans le centre de Villejuif classiquement à côté de la mairie, les synagogues étant elles toujours discrètes dans les paysages urbains ou autres…

Mais replongeons-nous dans l’ambiance de cette soirée du dernier conseil municipal, colorée par quelques clichés et incidents épicés. Toute la partie traitant de la construction de la mosquée était digne d’une des plus belles scènes de nos meilleurs comiques. Madame le maire à elle seule (mais certaines réactions de ses adjoints aussi) n’ayant rien à envier à ces derniers par la caricature de ce qui ressemble au mensonge ainsi que dans l’expression d’une définition tout à fait personnelle de la laïcité. Ceci pour ce qui concerne les clichés, plus que brièvement brossés ici, quant aux incidents, nous avons eu droit à l’attaque musclée d’un grand gaillard grisonnant un peu typé arrachant une pancarte de rébellion où était simplement inscrit «GENDARMERIE : NON à la destruction du patrimoine communal».et bousculant avec un acolyte l’une des opposantes à la destruction des murs et appartements de l’ex-gendarmerie pour en faire une mosquée qui pourrait fort bien se trouver ailleurs, en fait.

Enfin et puisque la majorité des voix (évidemment…) en faveur de la construction de la mosquée l’impose, le permis de construire a été approuvé.

Satisfaction lisible des Musulmans concernés dans la salle et des femmes voilées présentes, lesquelles nous ont donné par deux fois et gracieusement le chant joyeux des youyous qui, signalons-le n’ont fait l’objet d’aucune remarque de la part de madame le maire, contrairement à quelque éventuelle intervention des militants à pancarte.

Un mini festival qu’il aurait été dommage de rater…

A l’avenir de dire ce qu’il adviendra encore de cette affaire…

Anna Sacco

(1) La communauté d’agglomération du Val-de-Bièvre, créée en décembre 1999, avec 186.000 habitants regroupe sept communes, toutes déjà pourvues de mosquée et/ou salles de prière : Arcueil, Cachan, Fresnes, Gentilly, l’Haÿ-les-Roses, le Kremlin-Bicêtre et Villejuif.

(2)Précédents articles sur le sujet dans Riposte Laïque :

- A Villejuif, une mosquée à côté de l’église copte ! Publié le 24 février 2010 par Anna Sacco – Article du n° 129

http://ripostelaique.com/A-Villejuif-une-mosquee-a-cote-de.html

- Bientôt une mosquée de 3000 m2 à Villejuif : Qui va payer ? Publié le 28 janvier 2013

par Laurent Simon – Article du n° 228

http://ripostelaique.com/bientot-une-mosquee-de-3000-m2-a-villejuif-qui-va-payer.html

Rédigé par Puteaux Bleu Marine

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maury 23/02/2014 21:29

Pour les nouveaux lecteurs, rediffusion de la tribune libre de XYR du 10 mai 2012
• Titre alternatif : « Je suis une erreur dans votre système, je suis votre électeur FN »
• Ce texte, lors de sa parution en 2012, a connu un succès considérable sur internet
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C’est l’histoire d’un mec…

Un électeur FN, normalement, c’est une personne âgée assez aisée, qui aimerait interdire le rock, la techno et toutes les musiques de « jeunes », qui vit dans un village paumé à la campagne et qui n’a jamais vu un Arabe de sa vie, une personne xénophobe pleine de préjugés qui regarde trop TF1. Ou bien c’est un pauvre gars inculte faisant partie de la frange la moins éduquée de la population, qui ne comprend pas le monde dans lequel il vit.

J’ai la vingtaine et quelques années, je vis avec à peine 500 euros par mois, j’écoute du métal et de l’électro en passant par du rap, j’ai passé tout mon secondaire dans une ZEP et j’ai habité dans une banlieue encore après mon bac, j’ai été élevé dans une gauche Canal plus et chez nous le bouton 1 de la télécommande est resté à l’état neuf. J’ai toujours eu d’excellentes notes au cours de ma scolarité, avec notamment un 20 sur 20 en histoire/géo pour mon bac blanc, et je suis des études supérieures en étant à quelques semaines d’un master avec mention Bien.

Moi, raciste ? Il y a une quinzaine d’années encore lorsque j’allais à un repas avec mes parents, et que j’entendais des convives dire qu’ils n’aimaient pas les Arabes et qu’ils votaient Le Pen, je sortais discrètement de la pièce pour aller dehors cracher sur leur bagnole. Moi, raciste ? Mes potes au collège s’appelaient Abdelkader et Saïd et je vomissais avec eux les « fachos ». Moi, raciste ? Au lycée j’ai signalé à la direction, qui m’emmerdait pour des broutilles, que des élèves néonazis se pointaient avec « Mein Kampf » au bahut.

Moi, je ne suis pas dans le « champ républicain » ? Je vous emmerde, la gauche. Je vous ai appartenu corps et âme assez longtemps pour avoir le droit de le dire, haut et fort. Je n’ai aucune leçon à recevoir de vous. Entre les deux tours de 2002, j’avais 15 ans et j’ai défilé contre Jean-Marie Le Pen. Qu’est-ce qui selon vous m’a rapproché de lui un peu plus tard ? Les paroles de « division » de Nicolas Sarkozy ? Il n’existait pas à l’époque.

C’est la réalité qui m’a fait voter FN quand tout dans mon éducation, mes valeurs, mes préjugés me destinait au contraire. Ce qui crée la « division » dans ce pays ce ne sont pas les paroles des politiques, ces dernières ne sont que le reflet des aspirations qui viennent de la base.

Ce qui crée la « division » c’est la présence de plusieurs peuples distincts sur un même territoire, à force d’immigration massive sur des dizaines d’années, démarche irresponsable dans le meilleur des cas, diabolique dans le pire des cas.

Sarkozy n’a fait que récupérer la colère qui couvait, il ne l’a en rien créée.

Le mot « racailles » Nicolas Sarkozy ne l’a pas inventé, il l’a repris de la bouche de cette dame qui lui parlait à la fenêtre, parce qu’elle vit là-bas, elle. Ça vient d’en bas, c’est clair, la gauche ?

C’est un « jeune » qui vous parle, vous aimez tellement ce mot, un jeune qui constate que la « division » c’est vous qui l’avez provoquée, encouragée, en important ici des populations qui nous étaient hostiles, par souvenir de la guerre d’Algérie, en les rendant encore plus hostiles avec le mouvement « antiraciste », avec votre « marche des beurs », en les appelant à revendiquer leurs origines tout en nous contraignant à avoir honte des nôtres, en apprenant à tous que tout ce qui était « de souche » était nazi, colon, ignoble à tout point de vue, en nous effaçant littéralement de votre « diversité », vous avez créé ce racisme dont vous ne parlez jamais, pourtant largement majoritaire dans les faits : le racisme de ceux qui nous appellent « les faces de craies ».

Moi, raciste ? Je vous emmerde, tellement profondément, vous ne pouvez même pas l’imaginer. Votre « multiculturalisme » je l’ai pris en pleine gueule. Vous m’avez fait croire qu’ils étaient français, ceux-là même qui m’insultaient de « sale Français » quand c’était pas « sale Blanc ». Plus jeune je recevais des stylos blancos au visage, et les insultes qui allaient avec. Je ne comprenais même pas ce que ça voulait dire. Je continuais à me prendre la tête avec des potes qui connaissaient le terrain encore mieux que moi et qui me disaient « Ils nous emmerdent les Arabes », je leur répondais « Attendez on les a colonisés quand-même ! C’est normal ! ». Je me souviens de cette petite blonde aux yeux bleus, en 4ème, qui vivait dans la cité entourant notre collège. Je l’aimais bien et elle aussi, mais un jour elle m’avait avoué, les larmes aux yeux, qu’elle ne pourrait pas sortir avec moi, que ça serait trop mal vu ici d’être avec un Blanc. Trop risqué pour elle.

Plus tard j’ai vécu dans un de ces quartiers, dans une autre ville. Je n’avais pas encore de voiture ni de permis, trop cher pour moi, alors je devais rentrer chez moi en bus le soir, sur cette ligne hautement fréquentée par les racailles. Une nuit je rentrais avec ma petite amie et un pote, nous nous sommes faits encercler dans ce bus, ils étaient une bonne quinzaine, ils ont commencé à toucher les cheveux de ma copine en rigolant, elle bouillonnait autant que moi, mais que faire, ils étaient trop nombreux, comme toujours. Elle s’est retournée et a bougé leurs mains violemment, « hey mais tiens ta femme toi » m’a dit un des gars, le ton est monté d’un cran et ils se rapprochaient, le chauffeur voyait mais n’a rien fait, on a réussi à descendre à l’arrêt suivant, sous les insultes, forcément. Quand les portes se refermaient j’ai dit « Vous étonnez pas après qu’on vote Sarkozy ! », avant que mon pote n’ajoute « Ou pire. », et je me souviens lui avoir dit « Oh arrête, faut pas exagérer non plus… ». « Faut pas exagérer », putain, même après ça je ne voulais pas « exagérer ».

Ma copine ne disait rien mais pleurait de colère. Quelques mois après, cette fois je n’étais pas avec elle, elle s’était fait arracher son Ipod à un arrêt de bus. Et deux ou trois jours plus tard, alors qu’on était en ville, on a croisé le voleur avec des potes à lui, une dizaine, ils sont passés devant nous et ma copine m’a dit « C’est lui » en le fixant d’un regard noir malgré ses yeux bleus. Et lui a dit à ses potes « Wesh les cousins c’est elle ! » en pointant du doigt ma copine, et en riant. Ils sont passés devant nous en prenant soin de bien ralentir pour nous montrer comme ils étaient fiers de leur impunité, de notre impuissance. Encore une fois, que faire, à un contre dix, et avec sa copine. Elle était déjà allée voir les flics avant, qui avaient « noté » sa plainte, bien sûr. Elle a encore pleuré des larmes de rage, en disant entre deux sanglots « Mais bon Dieu c’est pas possible que ça existe ça, pourquoi ça existe », alors que je la prenais dans mes bras.

Je vous emmerde, la gauche. Grâce à vous j’ai dû passer ma jeunesse à accepter les agressions au faciès, à admettre les humiliations quotidiennes, à subir des situations qui font penser à certains récits de braves gens pendant l’occupation. Devoir gérer les rues que l’on va emprunter pour éviter leurs bandes, établir des diversions, être sur le qui-vive à chaque instant, se priver de sortir parfois, élaborer des parcours dans l’espoir de rentrer vivants, baisser les yeux et fermer la bouche, est-ce que ça parle à l’un d’entre vous ? Et encore, je ne parle ici que des agressions, des risques physiques, pas de tout le reste, du moins évident, de cette époque où il n’y a plus de place pour moi, pour nous.

Moi, raciste ? Je vous emmerde de tout mon être. Je n’ai jamais eu de peurs irrationnelles, j’ai tout pesé et jugé sur le terrain. Je n’ai pas de préjugés, je n’ai que des post-jugés.

Tout votre vocabulaire est à foutre aux ordures, toute votre artillerie lourde et votre chantage permanent n’ont plus aucun effet sur moi, comme sur des millions d’autres, c’est de la pluie sur un imperméable. Tout ce qui me définit aujourd’hui c’est la réalité qui me l’a appris. Je ne suis pas le fils d’Hitler mais celui des jeunesses antiracistes. Je suis le fils de votre matrice. Je suis le fruit de l’éducation nationale et de la FCPE, des cours d’éducation civique qui finissaient tard le soir, quand il faisait déjà nuit et qu’on n’était plus que 4 dans la classe car c’était ramadan.

Je suis Libé et le Canard Enchaîné. Je suis de Caunes et Garcia, Nulle Part Ailleurs, Siné et le professeur Choron, Polac et Ardisson, CNN International et Jules-Édouard Moustic. Je suis une rédaction du brevet des collèges dans laquelle j’incendiais l’Etat autoritaire français qui selon moi avait tué Coluche. Je suis l’enfant de Desproges et Nina Hagen, de Robespierre et Ras l’Front. Je suis le rejeton de la culture. Je suis les Sex Pistols et The Clash, je suis Alliance Ethnik et NTM, j’ai appris à marcher dans le salon près de statuettes africaines, mon univers est coloré, je suis le mélange, fruit d’un Breton et d’une Italienne, je suis le hip hop celtique à la con de Manau. Je suis tout sauf la Tradition moisie, je suis le résultat des nouvelles technologies et de Katsumi, je suis aussi l’art et je joue de la guitare depuis mes cinq printemps, je suis le zapping, Karl Zero et les Guignols de l’Info, Jack Lang et Mitterrand.

Vous m’avez fait, puis abandonné, je suis votre propre créature qui vous a échappé. Je suis l’archétype du garçon vif et intelligent, hostile d’instinct aux réactionnaires, je suis à mille lieues des conservateurs de tout bord et c’est précisément pour ça que je suis à mille lieues de vous, de vos slogans éculés et de vos poncifs périmés.

Je ne suis pas seul, il y a une autre jeunesse en France que vous ne voulez pas voir, qui ne vous intéresse pas, une jeunesse que vous n’excusez jamais, que vous n’écoutez jamais, que vous méprisez toujours, une jeunesse pleine d’énergie et de talent, d’envie et d’amour, une jeunesse qui ne brûle rien sinon de désir de changement, de vrai changement, elle est là dans la rue et dans les concerts, elle n’est pas honteuse elle veut simplement vivre, et vous ne la ferez plus taire avec vos mensonges et votre haine.

Je suis le seul palestinien colonisé dont vous vous foutez. Je suis le seul type de Français qui n’a pas droit à votre « tolérance ». Je suis celui qui fait s’effondrer toute votre propagande, vos réflexes usagés, comme le World Trade Center ou l’immeuble à la fin de Fight Club.

C’est votre monde qui m’a fait, qui m’a conçu, je suis immunisé contre la culpabilité, vos anathèmes ne marchent plus. Je ne suis que la dernière conséquence de votre racisme contre tout ce qui ressemble, de près ou de loin, à un Européen. Je suis une erreur dans votre système, je suis votre électeur FN.