Les Hauts de Seine: 11292 habitants de plus dans le département

Publié le 7 Janvier 2013

 

Bien entendu on ne saura pas les origines des nouveaux habitants! S'ils sont Bretons ou Normands par exemple, voire Corse ou Basques. Mais bon, il suffit de regarder dans nos rues et dans nos magasins pour se faire une petite idée. Et puis il suffira de trouver plein de logements HLM pour loger ce petit monde. 

Puteaux Bleu Marine

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Selon les derniers chiffres de l’Insee, les Hauts-de-Seine comptent désormais 1 590 749 résidants. Petit tour des communes où les évolutions sont les plus marquantes.

P.A. et F.H. | Publié le 03.01.2013, 07h00

Lentement, mais sûrement : la population des Hauts-de- Seine continue d’augmenter, à en croire les derniers calculs de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Des chiffres basés sur un recensement partiel effectué en 2012, pondéré d’enquêtes sur les quatre dernières années, qui, s’ils ne reflètent pas l’exacte photographie du département, montrent au moins son évolution (voir tableau).

11292 habitants de plus, soit une augmentation de 0,71% : c’est un tout petit peu moins que l’an dernier, où les Hauts-de-Seine avaient attiré près de 13000 arrivants. Le classement des communes reste quasi inchangé, Boulogne conservant la tête, avec plus de 115000 habitants. A noter, le petit bond de Châtillon, qui double Châtenay-Malabry, et du Plessis-Robinson, qui souffle à Vanves la 25e place.

25 communes en hausse

Parmi les 25 villes qui voient leur population augmenter, certaines hausses étaient prévisibles, d’autres sont plus surprenantes. Comme l’an dernier, c’est Le Plessis-Robinson qui attire le plus de nouveaux habitants, 1178.

« C’est toujours l’effet de la cité-jardin », sourit le maire (UMP), Philippe Pemezec, qui rappelle le grand prix européen de l’urbanisme, récemment reçu par son quartier phare au parc très paysagé. Une « densification intelligente » défendue par la ville et poursuivie cette année avec de nouvelles constructions. Le Plessis met aussi en avant ses équipements pour la petite enfance, qui attirent de nombreuses familles. La surprise vient de Bois- Colombes, qui enregistre aussi une progression de plus de 4%. La commune du nord du département a vu l’arrivée de nombreuses familles venues de l’Ouest parisien, notamment dans les logements — plus de 600 au total, en HLM ou en accession à la propriété — de la ZAC des Bruyères, vaste quartier verdoyant aménagé sur l’ancien site des usines Hispano-Suiza, les derniers ayant été livrés il y a deux ans. « Et beaucoup d’entreprises, comme IBM ou ERDF, se sont installées dans la ville ces dernières années », rappelle la municipalité, attirant leurs salariés à leur suite.

Parmi les villes qui progressent, Neuilly, après avoir perdu plus de 10000 habitants entre 1968 et 2000, en gagne depuis quelques années, plus de 2% aujourd’hui. « Depuis le début de ma mandature, en 2008, plus de 500 logements publics et privés ont été livrés dans la ville », rappelle Jean-Christophe Fromantin, le député-maire (UDI), qui avance une autre explication : « Il y a une rotation naturelle sur les grands appartements. » Quand leurs occupants partent, ils sont souvent remplacés par des familles.

Enfin, le taux de vacance aurait baissé : « Est-ce l’effet de la crise? s’interroge l’élu. Peut-être que les propriétaires qui ne louaient pas le font plus volontiers aujourd’hui. »

Le Parisien

Certaines villes marquent le pas

Parmi les 11 communes qui perdent des habitants, comme l’an dernier, c’est Fontenay-aux-Roses qui enregistre le plus de départs. Une « stabilité » revendiquée par la municipalité, qui met en avant sa « lutte contre la densification », notant toutefois que l’Insee n’a pas pris en compte l’arrivée de 150 étudiants sur le site de l’ancienne Ecole normale supérieure.


A Bagneux, qui perd 1,07% de sa population, la tendance devrait s’inverser très vite avec la mise en chantier de la ZAC Victor-Hugo et de nombreux programmes immobiliers. Comme à Nanterre, où la baisse a surpris jusqu’au maire, Patrick Jarry (Gauche citoyenne). « Les trois années précédentes, nous avions une progression de 800 à 1000 habitants », rappelle-t-il, expliquant l’évolution par les programmes de démolition-reconstruction engagés dans trois quartiers, au Vieux-Pont, au Petit-Nanterre et aux Provinces-Françaises. Même si la ville livre chaque année entre 600 et 800 logements neufs, il y a eu cette fois moins d’arrivées que de départs. Mais, au rythme des constructions, Nanterre devrait vite inverser la tendance.

Le Parisien 

Rédigé par Puteaux Bleu Marine

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