(Vidéo) Discours de Marine Le Pen à Brachay (Haute-Marne), le 30 août 2014.

Publié le 1 Septembre 2014

La présidente du FN s'est présentée comme un "capitaine" dans la tempête, à l'occasion de sa rentrée politique en Haute-Marne.

 

Marine Le Pen : "Si le peuple veut nous donner la barre, nous la tiendrons !"

La présidente du FN s'est posée ce samedi à Brachay, un village de Haute-Marne, en "capitaine" prêt à "tenir la barre" face aux "tempêtes" économiques, sociétales et politiques que traverse, selon elle, la France. "Si le peuple veut nous donner la barre, eh bien, nous la tiendrons ! En pleine tempête, un capitaine ne peut refuser de prendre le commandement", a assuré Marine Le Pen, affirmant que c'est à cette qualité que se reconnaît "un homme d'État".

Devant plusieurs centaines de ses partisans réunis pour son discours de rentrée dans un village qui ne compte qu'une grosse cinquantaine d'habitants et qui a voté aux dernières élections très largement pour le FN, Marine Le Pen a assuré que le parti d'extrême droite qu'elle préside était "prêt à assumer toutes les responsabilités que le peuple nous confiera". Alors que l'UMP semble redouter une cohabitation en cas de dissolution et de victoire aux législatives qui suivraient, la patronne du FN a fustigé ce "discours tacticien" avant de certifier : "Si le peuple nous donne à l'Assemblée nationale une majorité pour gouverner, eh bien nous gouvernerons !"

 

"Le roi François Hollande est nu"

"Je suis d'une trempe suffisamment solide pour ne pas reculer devant les dangers et les épreuves", a-t-elle encore assuré. Elle a brossé le portrait de la dirigeante qu'elle serait si elle parvenait à l'Élysée : "Je ne mentirai pas aux Français, ni avant ni après mon élection. Je ne mentirai pas comme François Hollande sur le chômage ou Nicolas Sarkozy sur l'insécurité."

Celle qui a remporté les élections européennes en mai a lancé un long appel à "la responsabilité de chacun". "Chacun doit se poser la question de la part qu'il peut prendre au redressement de la nation." Elle avait auparavant vilipendé le gouvernement pris "dans une marche destructrice", mais aussi la "prétendue opposition UMP (...), véritable radeau pourri à la dérive, sans projet ni tête, rongé par les guerres intestines d'ambition". 

Dépeignant une triple crise, économique, sociétale et une "terrible crise" politique, la députée européenne a affirmé qu'après la démission du gouvernement lundi et les critiques de l'ancien ministre de l'Économie Arnaud Montebourg contre la voie économique choisie par le président de la République, le pouvoir "était nu, le roi François Hollande est nu, le prince Manuel Valls est nu".

 

 

Rédigé par Puteaux Bleu Marine

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