Insécurité: les mensonges de l'UMP de Puteaux.

Publié le 20 Janvier 2014

Dossier préparé par Rédaction Puteaux Bleu Marine

En décembre 2013, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, maire de Puteaux, a fait distribuer dans les boîtes aux lettres des habitants de la ville un tract où elle cite de nombreux chiffres qu’elle attribue à l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), comparant la période août 2012-juillet 2013 par rapport à la période août 2011-juillet 2012 (période, dit le tract, « imputable à l’action de Nicolas Sarkozy »). Dans ce tract, Madame le Maire dénonce un « retour de l’insécurité » au niveau national, comme si celle-ci avait disparu pendant les 10 ans de gouvernement UMP (2002-2012) !

Rappelons que :

  • Nicolas Sarkozy a été ministre de l’Intérieur de mai 2002 à mars 2004 et de mai 2005 à mars 2007 puis président de la République de mai 2007 à mai 2012. À ce titre, il a été l’un des principaux responsables de la sécurité (ou plutôt « de l’insécurité ») en France durant la décennie 2002-2012.
  • Joëlle Ceccaldi-Raynaud a été suppléante du député Nicolas Sarkozy à plusieurs reprises et elle-même député de 2007 à 2012, sous la présidence de Sarkozy. Leurs parcours politiques sont intimement liés et elle a soutenu, en tant que député de la majorité UMP de l’époque, la politique de Sarkozy.

 

La situation en termes de sécurité a-t-elle été vraiment meilleure durant la décennie 2002-2012 » ?

Considérons l’année 2011, qui est la dernière année pleine du quinquennat Sarkozy et qui peut donc elle aussi être « imputable à l’action de Nicolas Sarkozy » (pour reprendre les termes du tract de Joëlle Ceccaldi-Raynaud). Selon le rapport 2012 de l’ONDRP (qui est, toujours selon ce tract, « un organisme indépendant et respecté »), en 2011, plusieurs indicateurs, notamment les atteintes aux biens, ont baissé ; en revanche,

  • 7,4 atteintes volontaires à l’intégrité physique pour 1 000 habitants ont été constatées. Ce taux est resté stable entre 2010 et 2011, mais il reste le plus élevé depuis 1996 (année à partir de laquelle ce taux n’a cessé d’augmenter, voir graphique). Toujours selon l’ONDRP, en 2011, les violences sexuelles ont quant à elles augmenté de 4 %. En cinq ans, il s’agit de la troisième hausse enregistrée après celle de 2006/2007 (+ 1,7 %) et celle de 2007/2008 (+ 3,4 %).
  • Les atteintes sexuelles (qui regroupent essentiellement les infractions d’exhibitions sexuelles ou d’atteintes sexuelles sans violence, contrainte ou menace, et les délits de racolage) ont progressé de 10,5 % par rapport à 2010, soit 1 486 faits supplémentaires.
  • En 2011, les attaques de bijouteries (359 faits) ont augmenté de 23,8 %, faisant suite à une hausse de 25,1 % en 2010 et de 52,5 % en 2009.

Toutes ces données sont vérifiables sur le site Internet de l’ONDRP à l’adresse suivante : http://www.inhesj.fr/sites/default/files/rapport_ondrp_2012_3.pdf

 

À ces chiffres s’ajoutent des constats accablants pour Sarkozy et sa majorité de l’époque :

  • Les violences physiques contre les personnes ont augmenté de 14 % entre 2006 et 2011.
  • Les zones de non-droit ont persisté. Les policiers et les gendarmes ont continué de se faire caillasser et de recevoir des cocktails molotov en intervenant dans certains « quartiers difficiles ». Les règlements de compte se sont poursuivis en Corse et à Marseille. Il y a eu de nouvelles émeutes, notamment dans le quartier de la Villeneuve à Grenoble en juillet 2010, 5 ans après les terribles émeutes de 2005, où Sarkozy était ministre de l’Intérieur.
  • Entre 2007 et 2012, plus de 12 500 postes de policiers et de gendarmes ont été supprimés, ce qui n’empêche pas Joëlle Ceccaldi-Raynaud d’avoir le culot de dire dans son tract : « la lutte contre la délinquance est un combat quotidien qui nécessite de la fermeté, des moyens humains et matériels importants ».
  • D’après un article du Monde du 11 mai 2012, « ce que M. Sarkozy ministre de l'intérieur avait accordé aux policiers, M. Sarkozy président le leur a retiré. Alors que la pression sur les résultats est toujours aussi forte, les effectifs sont passés en dessous de leur étiage de 2001. Après avoir supprimé les adjoints de sécurité (héritiers des emplois-jeunes) pour les remplacer par des titulaires après 2002, le mouvement inverse est à l'œuvre : les postes supprimés sont compensés par des précaires. La réduction des effectifs ne s'est accompagnée d'aucune rationalisation des structures. Alors on rogne par-ci par-là. Telle unité antiémeute est dévitalisée sans être supprimée, les brigades anticriminalité des petits commissariats ne tournent plus qu'avec deux fonctionnaires, au risque de les mettre en danger ».
  • Dans un article publié le 8 mars 2011 sur son site Internet (www.etats-generaux-ump.fr/participez/securite/securite-justice-prevention), qu’elle était au pouvoir depuis près de 9 ans, l’UMP elle-même reconnaissait :
  • « À ce jour, plus de 80 000 peines ne sont pas exécutées, notamment à cause d’un manque de places de prison ».
  • « En raison notamment de la surpopulation carcérale et depuis la loi du 24 novembre 2009 (donc sous le mandat de Sarkozy et alors que Joëlle Ceccaldi-Raynaud était député de la majorité), toute personne condamnée à une peine inférieure ou égale à deux ans de prison ferme peut voir sa peine « aménagée » par le juge de l’application des peines (JAP) ».

Cela n’empêche pas Madame le Maire de faire semblant de se plaindre dans son tract : « La réforme pénale (de Taubira) est marquée par une volonté d’éviter aux délinquants d’aller en prison ou de les en faire sortir au plus vite avant la fin de leur peine ».

 

Assez de cette hypocrisie ! Votez pour un mouvement qui propose une vraie alternative à l’UMPS !

Le Front National propose notamment de :

  • Revaloriser le budget de la justice de 25 % en cinq ans pour lui donner les moyens de ses missions
  • Créer 40 000 nouvelles places de prison
  • Assurer l’application des peines de prison en supprimant les remises automatiques de peine
  • Redonner une vraie place à la victime dans le processus judiciaire
  • Stopper l’immigration massive
  • Mener une politique de tolérance zéro sur l’ensemble du territoire national
  • Reconstituer en cinq ans des effectifs de police et de gendarmerie supprimés depuis 2005
  • Mettre en place d’une présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre concernant l’exercice de leurs fonctions

 

 

Insécurité: les mensonges de l'UMP de Puteaux.

Rédigé par Puteaux Bleu Marine

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